FULCANELLI, dont l'identité fut littéralement jusque là, "in-VIOL-lable" !....

P. Rivière

A trois reprises, Eugène Canseliet a usé de la "langue des oiseaux" (cabale phonétique) en utilisant le terme de "viol" ou d'"inviolable", faisant évidemment allusion à la véritable identité de FULCANELLI.

La première allusion intervient à la suite de l'interview du Figaro.

: "Seul détenteur de la vérité, Eugène Canseliet s'est toujours refusé à la révéler. - Je suis lié par un secret inviolable, déclare-t-il."

Le second texte est issu de "La Tour Saint-Jacques" (n°IX) :

"Si l'on veut qu'il y ait un problème Fulcanelli et qu'il soit expédient de le résoudre, qu'on sache bien aussi que , pour moi, il n'existe non plus qu'il ne se pose, et qu'avec la ferme résolution de ne point me parjurer, je garde celle de ne jamais rien faire qui puisse aider, en quoi que ce soit, au double viol du secret et de la foi jurés. Savignies, le 11 Décembre 1961.

Le troisième texte figure dans la dernière édition des "Deux Logis Alchimiques" (p. 15, à propos du tableau de J-J Champagne, intitulé "le vaisseau du Grand OEuvre"):

Assurement,cette oeuvre d'art et de pensée fut bénéficiaire d'un positif miracle, quand nous songeons qu'elle resta, en1940, sous les yeux des pillards qui se contentèrent de brutaliser au pubis la femme bénie parmi toutes- benedicta in mulieribus. La blessure, quoique grave, nos chers amis Michel et Catherine Binda, magistralement chirurgiens de tout chef-d'oeuvre endommagé, l'ont guérie parfaitement, sans qu'ils eussent délaissé, ici et là, quelques autres ecchymoses inhérentes au viol quel qu'il puisse être...""(E.Canseliet , in Deux Logis Alchimiques, Légende Liminaire ) ."

Et quelques lignes plus loin, le bon maître de Savignies d'évoquer l'oeuvre de Raymond Roussel, "La Poussière de Soleils", désignant cette fois sans ambages les travaux du vieux savant (Jules Violle) concernant la radiation solaire, l'actinométrie, illustrant ses principales découvertes scientifiques dans ce domaine d'étude du "Feu du Soleil".....

Patrick Rivière


Voir également l'article paru dans le figaro en Juin 1965

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