Albert Poisson

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"Mort à vingt-quatre ans, Albert Poisson fut l'un des alchimistes les plus profonds du XIX'siècle finissant. A n'en pas douter, il fut la réincarnation d'un alchimiste proche de I'Oeuvre : à l'âge de treize ans, il se lance dans l'étude de l'alchimie, contre le courant de la pensée scientiste et positiviste enseigné officiellement. On le voit, reflet fantomatique de l'image d'Epinal, courir la Bibliothèque Nationale, la Bibliothèque de l'Arsenal, consulter inlassablement de vieux grimoires. Le visage émacié et pâle, enveloppé dans sa longue houppelande bleue, il passe la majeure partie de ses nuits à veiller au fourneau, dans sa chambre de la rue Saint-Denis. En 1891, âgé de 22 ans, il publie Théories et symboles des alchimistes, qui constitue un raccourci inquiétant de I'Oeuvre, à ne pas suivre, à coup sûr, au pied de la lettre. Miné par la maladie et le surmenage, il continue pourtant ses recherches, et meurt en 1893, à l'âge de vingt-quatre ans. Exemple romantique, réconfortant en cette fin du XIX' siècle durant lequel pourtant le matérialisme le plus exacerbé semblait triompher."

A. Waldstein


Jollivet-Castellot lui rend hommage et lui dédie son livre : "Comment on devient ALCHIMISTE"

Votre Esprit est entré dans l'Immortalité, Maitre Vénérable et vos travaux profonds et consciencieux inspirent aujourd'hui la Science régénérée. Au fronton de cette Oeuvre : La Renaissance Alchimique - qu'il nous est donné de poursuivre après vous, en nous inspirant de vos idées - Votre Nom est superbement inscrit. Fondateur de la Société Hermétique, vous dirigeâtes ce courant magique de la Tradition; nous n'abandonnons point cette tâche ingrate, mais fertile. Vos pieux amis s'y sont consacrés, fidèles à votre Désir : Les docteurs Papus (G. Encausse) et MarcHaven (Lalande), puis F. Ch. Barlet, Stanislas de Guaïta, Paul Sédir, et votre humble disciple que je suis encore. Ce Livre expose, développe parfois comparativement à la Science actuelle, les Enseignements, les Pensées qui furent vôtres. Relié à votre extra-terrestre Gloire, par l'intermédiaire du Canal Occulte - je vous considérai, durant l'élaboration de ces pages, comme mon précieux Inspirateur. Il n'était donc que juste de vous dédier ce modeste Traité d'Art Spagyrique, tout imparfait qu'il soit - et ce m'était aussi un Plaisir : l'hommage d'une véritable Oraison que je formule ci-comnie : Puisse votre Influence de Grand Initié, d'Adepte, s'attacher, du lieu où resplendit votre âme Pure, à la diffusion des Idées émises en ce volume, lesquelles, à défaut d'autre valeur, possèdent celle - rare peut-être en ce jour - d'avoir été méditées avec une pleine sincérité, en projection vers le Vrai Absolu, je vous en prends à témoin, F. JOLLIVET CASTELOT